L’ A.C.P.G. (Association des Cinémas de Proximité de la Gironde) présente dans le cadre de l’opération CLINDOEIL-CINE

1) LE GRAND RETOURNEMENT en présence du réalisateur Gérard Mordillat
Avec Jacques Weber, François Morel, Edouard Baer…
Synopsis : C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres. Adapté de la pièce de Frédéric Lordon cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins classiques. C’est tragique comme du Racine, comique comme du Molière…

CADILLAC – SAMEDI 2 MARS – 18H – CINEMA LE LUX
4ed2a31aRENCONTRE avec Gérard Mordillat, romancier et cinéaste. Il publie des poèmes aux Lettres Nouvelles avant de réaliser La Voix de son maître, un documentaire sur le discours patronal. Responsable des pages « Livres » à Libération, il publie en 1981 son premier roman, Vive la sociale !, qu’il adapte au cinéma en 1984. Auteur d’une quinzaine de romans et d’essais et d’autant de films de fiction (Billy-Ze-Kick, Fucking Fernand…) et documentaires (La véritable histoire d’Artaud le Momo,…), il est, avec Jérôme Prieur, le réalisateur des séries télévisées « Corpus Christi », « L’origine du christianisme » et « L’Apocalypse ».

2) 5 CAMERAS BRISES – Documentaire d’Emad Burnat et Guy Davidi – Palestinien , israélien , français – 1H30
Prix de la réalisation au Sundance Film Festival 2012
Prix du jury au Festival Cinéma du Réel de Paris 2012
Nominé aux Oscars 2013

CADILLAC – VENDREDI 8 MARS – 20H30 – CINEMA LE LUX –

Résumé : Emad, paysan, vit à Bil’in en Cisjordanie. Il y a cinq ans, au milieu du village, Israël a élevé un  » mur de séparation » qui exproprie les 1700 habitants de la moitié de leurs terres, pour « protéger » la colonie juive de Modi’in Illit, prévue pour 150 000 résidents. Les villageois de Bil’in s’engagent dès lors dans une lutte non-violente pour obtenir le droit de rester propriétaires de leurs terres, et de co-exister pacifiquement avec les Israéliens. Dès le début de ce conflit, et pendant cinq ans, Emad filme les actions entreprises par les habitants de Bil’in. Avec sa caméra, achetée lors de la naissance de son quatrième enfant, il établit la chronique intime de la vie d’un village en ébullition, dressant le portrait des siens, famille et amis, tels qu’ils sont affectés par ce conflit sans fin…

DEBAT avec Philippe Arnaud, militant syndical et libertaire, il a participé à plusieurs missions en Palestine notamment sur les prisons israéliennes et André Rosevègue est porte-parole de l’UJFP – Aquitaine (Union Juive Française pour la Paix –  et co-organisateur des rencontres La classe ouvrière c’est pas du cinéma

3) LA PARADE – comédie serbe de Srdjan Dragojevic –
Avec Nikola Kojo, Milos Samolov, Hristina Popovic…
Synopsis : en voulant sauver son pitbull chéri et contenter sa fiancée capricieuse, Lemon, parrain des gangsters de Belgrade, se voit obligé d’assurer la sécurité de la première GayPride de Serbie.
Pour l’aider dans cette mission impossible, il part à la recherche d’anciens mercenaires. Serbes, musulmans, bosniaques, albanais du Kosovo et combattants croates se retrouvent aux côtés des militants homosexuels. Comment cet équipage hétéroclite qui n’aurait jamais dû se rencontrer va-t-il arriver à transcender les frontières et leurs différences ?
CADILLAC – LUNDI 25 MARS – 20H30 – CINEMA LE LUX –
Présentation du film et introduction au cinéma serbe

4) CONG BINH, LA LONGUE NUIT INDOCHINOISE – documentaire de Lam Lê –
Prix du jury au Festival International du Film d’Histoire de Pessac 2012.
Prix spécial du jury au Festival International d’Amiens 2012

Résumé : à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, 20 000 Vietnamiens étaient recrutés de force dans l’Indochine française pour venir suppléer dans les usines d’armement les ouvriers français partis sur le front allemand. Pris à tort pour des soldats, bloqués en France après la défaite de 1940, livrés à la merci des occupants allemands et des patrons collabos, ces ouvriers civils appelés Cong Binh menaient une vie de parias sous l’Occupation. Ils étaient les pionniers de la culture du riz en Camargue. Considérés injustement comme des traîtres au Viet Nam, ils étaient pourtant tous derrière Ho Chi Minh pour l’Indépendance du pays en 1945.
Le film a retrouvé une vingtaine de survivants au Viet Nam et en France. Cinq sont décédés pendant le montage du film. Ils racontent aujourd’hui le colonialisme vécu au quotidien et témoignent de l’opprobre qui a touché même leurs enfants. Une page de l’histoire entre la France et le Viet Nam honteusement occultée de la mémoire collective.

CADILLAC – SAMEDI 30 MARS – 15H – CINEMA LE LUX –

RENCONTRE avec le réalisateur Lam Lê et  Nicolas Ông, président du Comité local Bordeaux-Gironde de l’ AAVF (Association d’Amitié Franco-Vietnamienne)

5) LE PREMIER HOMME :  de Gianni Amelio d’après Albert Camus 
Avec Jacques Gamblin, Catherine Sola, Maya Sansa…
Résumé : Août 1957. Un écrivain célèbre d’une quarantaine d’années, Jacques Cormery, rend visite à sa mère qui demeure à Alger. La ville est en état de guerre. Il se souvient de ses années d’écolier et de collège, de ses amis européens et algériens et de M. Bernard, cet instituteur qui l’a projeté vers une vie inconcevable pour un enfant né dans une famille pauvre et analphabète.
Fidèle à son passé, que peut-il faire pour réconcilier ceux qui comme lui, pieds-noirs et algériens, sont nés sur le même sol, mais que le mouvement de l’histoire a transformés en ennemis héréditaires ?

 CADILLAC – SAMEDI 13 AVRIL – 21H – CINEMA LE LUX 

DEBAT avec Lou Marin, fondateur du journal anarchiste-non violent « Graswurzelrevolution » de langue allemande, traducteur, membre depuis 2001du CIRA (Centre International de Recherches sur l’Anarchisme) de Marseille, auteur de Albert Camus et les libertaires, textes rassemblés par Lou Marin (Égrégores Éditions – 2008) et Camus et sa critique libertaire de la violence (Indigène Éditions – 2010).

6) HANNAH ARENDT de Margarethe Von Trotta
Avec Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer …
Synopsis : La controverse dépeint Hannah Arendt durant les quatre années (1960-64) pendant lesquelles elle a fait le compte-rendu, écrit, et supporté l’accueil violent réservé à son travail sur le procès d’Adolf Eichmann : le célèbre criminel de guerre nazi enlevé par les israéliens en Argentine puis jugé et condamné à mort à Jérusalem. Arendt a écrit « Eichmann à Jérusalem : rapport sur la banalité du mal» tout d’abord sous forme d’une série en cinq parties pour le New Yorker, avant d’être publié en livre. Ce rapport a immédiatement provoqué un scandale international.
CADILLAC – SAMEDI 18 MAI – 17H – CINEMA LE LUX –

DEBAT
 
avec Jean-François Cazeaux : professeur de philosophie, conseiller pour le cinéma et l’audiovisuel au Rectorat de Bordeaux