Pour la réhabilitation de la commune et des communards !
Lundi 18 mars 2013 de 18 heures à 20 heures
MANIFESTATION
de l’Assemblée nationale au Sénat
POUR LA RÉHABILITATION DE LA COMMUNE ET DES COMMUNARDS !
Le 11 juillet 1880, la loi portant amnistie générale des communards est adoptée. Si elle leur permet de sortir des prisons, de revenir de déportation ou d’exil, cette loi vise seulement à éteindre l’action publique(les poursuites pénales) et à effacer la peine prononcée, mais sans effacer les faits. Ce n’est en aucun cas une révision de la condamnation ; c’est un pardon légal qui vise au silence et à l’amnésie.
142 ans après la Commune de Paris, il est plus que temps que la nation aille au-delà de l’amnistie. Il est plus que temps de reconnaître à la Commune toute sa place dans l’histoire universelle, étape décisive de la conquête de la République et des droits sociaux s’appuyant sur les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Il est plus que temps de reconnaître le bilan dramatique des fusillades sommaires sur les barricades, les exécutions en masse décidées par les cours spéciales pendant la Semaine sanglante et les condamnations de milliers de communards pendant les mois qui suivent la Commune.
Nous demandons, comme une urgence démocratique, la réhabilitation de la Commune de Paris de 1871 et des communards.
Elle doit se manifester par toute une série de mesures concrètes :
- · Donner à la Commune toute sa place à la mesure de son importance dans les programmes scolaires
- · Inscrire la Commune dans les commémorations nationales
- · Graver les noms des élus de la Commune dans les bâtiments de la République concernés (ministères, mairies)
- · Indiquer le nom des directeurs des administrations nommés par la Commune dans les locaux de ces administrations : (Assistance publique, Postes, Monnaie, Imprimerie nationale…)
- · Célébrer les communards dans l’espace public: noms de rues, plaques, monuments commémoratifs…
Mais la plus belle forme de réhabilitation des communards serait que soient enfin mises en œuvre les mesures démocratiques et sociales de la Commune qui restent d’une brûlante actualité :
- · Démocratie réelle permettant au peuple d’être entendu et d’exercer sa pleine souveraineté
- · École laïque, gratuite et obligatoire
- · Égalité des salaires des femmes et des hommes
- · Réquisition des entreprises et des logements abandonnés
- · Démocratie sociale et contrôle salarié
- · Justice accessible à tous
- · Reconnaissance de la citoyenneté locale pour les étrangers
DONNONS À LA COMMUNE ET AUX COMMUNARDS LA PLACE QUI DOIT LEUR REVENIR ENFIN AUJOURD’HUI
VIVE LA COMMUNE !
Rendez-vous lundi 18 mars 2013 à 18heures
Angle du bld Saint-Germain et de la rue de l’Université
(Métro Assemblée nationale)
Site des amis de la commune : http://www.commune1871.org/
Le Medef ne fera pas la loi ! Sécuriser l’emploi, pas le patronat !
Le conseil des ministres du 6 mars examinera le projet de loi qui transcrit fidèlement l’accord dit de «sécurisation de l’emploi», initié largement par le MEDEF. Ce texte, minoritaire, signé par des organisations représentant seulement 38% des salariés, est une régression sociale inédite : temps partiel ajustable, expérimentation du CDI intermittent, mobilité forcée et modulation du salaire et du temps de travail quand il y a des difficultés dans l’entreprise. C’est le retour des accords «compétitivité emploi » de Sarkozy !
Cet accord n’est pas acceptable car totalement déséquilibré en faveur du patronat qui trouverait là le moyen de casser le code du travail et les acquis sociaux. D’autant que les députés, élus par le peuple sont là pour écrire la loi pour l’ensemble des salariés et pour l’intérêt général.C’est pourquoi nous appelons tous les parlementaires de gauche à refuser cet accord. Les députés de gauche, majoritaires au parlement, n’ont pas été élus pour adopter «la feuille de route » du MEDEF et de la Droite. Ils ne doivent pas retranscrire cet accord «minoritaire» en loi.A l’appel de la CGT, FO, la FSU, Solidaires et l’UNEF, les salariés se mobilisent pour refuser cette régression sociale. Le Front de gauche appelle à soutenir massivement cette initiative et à participer massivement à la manifestation qui aura lieu :MARDI 05 MARS
11h30 : Manifestation contre l’accord de « sécurisation de l’emploi »PLACE DE LA REPUBLIQUE, BORDEAUX
Pour une loi d’amnistie sociale !
Communiqué du Front de Gauche
TOUS ENSEMBLE POUR LE VOTE DE LA LOI D’AMNISTIE SOCIALE
Pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy de nombreux salariés, syndicalistes, responsables associatifs et citoyens ont été fichés, condamnés ou sont sous le coup de poursuites pénales ou administratives pour avoir participé à une action collective en faveur de l’intérêt général ou au service de revendications professionnelles et sociales. Parfois même une simple distribution de tracts a suffi à les poursuivre en justice.
Trop de sanctions injustes ont été prononcées à l’égard de militants qui par leur action citoyenne ont largement contribué à la défaite de N Sarkozy. Ceux qui mériteraient d’être sanctionnés ne sont pas à chercher parmi ces militants mais plutôt parmi ceux qui délocalisent ou licencient sans autre motif que d’accroître leurs profits et qui détruisent ainsi des milliers de vies.La justice, c’est d’amnistier toutes ces condamnations injustes.
L’avenir c’est de mettre fin à la criminalisation des luttes sociales.
Tel est le sens de la proposition de loi d’Amnistie sociale déposée par les Sénatrices et les Sénateurs du groupe CRC et du Front de gauche (1)
Celle-ci sera examinée au Sénat le mercredi 27 février dans l’après midi. Pas une seule voix de gauche ne doit manquer au vote de cette loi.
Le Front de gauche appelle à se mobiliser, à se rassembler pour soutenir cette proposition de loi.Il appelle à un rassemblement, en présence de syndicalistes, de responsables associatifs,
devant le Sénat mercredi 27 février à partir de 13 heures,
Rendez vous au débouché de la rue de Tournon face à l’entrée du Sénat 13 H
Malaise dans les hôpitaux publics
Article de P. Lascourrèges, Sud-Ouest, 9 février 2013
« La classe ouvrière, c’est pas du cinéma. » Un festival porte aujourd’hui en Gironde les valeurs d’un combat politique et social. Retour sur une étape jeudi soir à Langon. « Bowling » retrace, sous forme de fiction, la lutte des habitants, des élus et du personnel de l’hôpital de Carhaix (Finistère) pour défendre leur maternité menacée de fermeture. Quatre-vingts personnes avaient ainsi répondu à l’invitation du Mouvement de sauvegarde des services publics, le collectif Notre santé en danger et la CGT du Centre hospitalier du Sud-Gironde pour une projection, suivie d’un débat au cinéma Les 2 Rio à Langon.
Un cinéma de proximité lui-même menacé de fermeture, comme devait le rapporter Christophe Miqueu, porte-parole et membre du bureau national du Front de gauche. Le seul parti dont on comptait la présence de représentants élus ce soir-là, aux côtés de militants syndicaux et responsables associatifs venus dénoncer « une casse organisée de l’ensemble des services publics ».
IRM financée par emprunt
À Langon, si chacun peut se réjouir de l’installation d’une IRM, Jean-Luc Huon, secrétaire des hospitaliers CGT, a eu l’occasion de dénoncer une dégradation des conditions de travail et les répercussions dans le service aux patients. Pis, il a qualifié de « scandaleux, le financement par emprunt d’une IRM dans le cadre d’un partenariat public-privé, qui ne fait que mettre encore plus les finances en difficulté ». Jean-Luc Huon fera le reproche au maire de Langon et président du conseil de surveillance « de ne pas dire la vérité ».
Pierre Augey, conseiller général de Langon, fustigeait « les conséquences désastreuses de la loi Bachelot et de l’application de la tarification à l’activité, tout en regrettant que les parlementaires d’une assemblée d’un gouvernement de gauche ne soient pas plus nombreux à demander l’abrogation de ces lois ». Sans parler « d’une autre bataille à mener contre le dépassement des honoraires pratiqués dans les hôpitaux publics », comme devait l’expliquer à son tour Jacques Delaveau, fondateur du Mouvement de sauvegarde des services publics.
Manifestation à Cadillac
Le malaise s’étend ainsi à d’autres établissements publics de santé. Ainsi, on apprend qu’un appel à manifester est lancé par l’intersyndicale des personnels, dès lundi matin, devant le Centre hospitalier de Cadillac.
Présent dans la salle pour animer le débat autour du film, un des militants qui avait mené une lutte emblématique pour le maintien de la maternité de Carhaix a pu répondre aux nombreuses questions posées dans la salle. « C’est le genre de débat que nous n’aurions pas pu tenir à l’intérieur d’un multiplexe », avait prévenu Christophe Miqueu
Les élus et représentants du Front de Gauche ont rencontré l’intersyndicale du Centre Hospitalier du Sud-Gironde
Communiqué de presse
Suite à une rencontre proposée par les représentants de l’intersyndicale du Centre Hospitalier du Sud-Gironde le 4 février 2013 à St Pierre d’Aurillac, et en soutien des actions syndicales menées depuis des mois, les élus et représentants du Front de Gauche tiennent de manière urgente à interpeller l’Agence Régionale de Santé et son représentant en Gironde, M. Fort, au sujet de la situation périlleuse et inacceptable, pour les salariés comme pour les usagers, dans laquelle se trouve la gestion de cet établissement public.
Cette austérité budgétaire imposée est inacceptable. Abusivement appelée « déficit », cette coupe sombre dans les budgets à venir s’accompagne d’une désinformation régulière et très culpabilisatrice pour tous (salariés et usagers) alors qu’elle n’est que la conséquence de différents textes mis en œuvre par le précédent gouvernement (Loi Bachelot-HPST et T2A).
Ensemble, nous regrettons que ces lois n’aient toujours pas été abrogés par le gouvernement actuel.
Pire ce « déséquilibre budgétaire» est parfois imputé a l’arrivée de l’IRM qui est un outil essentiel pour l’hôpital mais dont le fonctionnement bénéficie essentiellement au secteur privé, sous couvert de coopération public-privé.
Nous dénonçons également, avec les représentants du personnel, le manque de dialogue et de transparence démocratique favorisé par l’exclusion des élus du conseil d’administration devenu conseil de surveillance.
Nous dénonçons la mise en œuvre d’un plan d’austérité renforcé appelé « plan de retour à l’équilibre » qui se traduit par une dégradation des conditions de travail, par la précarisation des personnels et des conditions d’acceuil au profit de la seule rentabilité.
Hors de toute mise en concurrence des établissements, un véritable plan de retour à l’équilibre budgétaire doit être négocié avec les représentants des personnels, de manière équitable, dans l’établissement langonnais en particulier comme sur l’ensemble du département et de la région.
La participation financière de l’Etat doit être très largement abondée pour couvrir un « déficit » dont ne sont responsables ni les usagers ni les salariés.
Le service public hospitalier ne peut se plier aux critères marchands de la concurrence et ne peut être compatible avec une gestion austéritaire. C’est toute une logique qu’il faut renverser, pour revenir au seul critère fondamental du service public de santé : l’égalité d’accès aux soins pour tous les citoyens quel que soit le territoire.
La délégation du Front de Gauche :
Pierre Augey, Huguette Fossat, Michel Hilaire, Christophe Miqueu


