Lutte des classes

Appel de jeunes chercheurs pour la 6ème République

L’affaire Cahuzac confirme qu’il est urgent de transformer en profondeur le système, malade de l’alliance entre la monarchie présidentielle de la cinquième République et la finance dérégulée.

Les institutions politiques ne sont cependant pas les seules à pâtir de la captation du pouvoir par quelques uns, des normes néolibérales d’organisation des institutions et de la logique du capitalisme financier. Le secteur de l’enseignement universitaire et de la recherche (ESR) est victime des mêmes maux : là aussi, le caractère exorbitant du pouvoir des nouveaux « patrons » et « petits chefs » universitaires le dispute à la précarité économique et sociale des jeunes chercheurs.

Toute-puissance dans l’allocation des moyens de recherche laissée à ces agences pseudo-indépendantes que sont l’ANR et l’AERES, universités en situation d’« autonomie surveillée » sous tutelle des recteurs, construction d’un corps spécifique de chefs d’établissement omnipotent et affranchi des attaches intellectuelles et morales qu’il conservait avec le milieu enseignant, financement privé de la recherche publique, précarisation du travail lié à la gestion par projet de la recherche qui implique une flexibilisation des chercheurs, privatisation de la connaissance par l’exploitation entrepreneuriale des brevets universitaires, augmentation des frais de scolarité et piège de la dette étudiante, fixation d’objectifs et évaluation individualisée des performances à tous les niveaux, mise en place d’une Université à plusieurs vitesses par la stratégie de la « course à l’excellence » des pôles, des laboratoires et des travaux qui récompensent les « stars » de chaque discipline contre les « tâcherons » déqualifiés et paupérisés, organisation de la transmission des connaissances devenues des « compétences » sur le critère de l’employabilité du marché, gels, suppressions de postes et coupes budgétaires, explosion des contrats précaires (vacataires et CDD) qui entraîne la prolétarisation des chercheurs et des enseignants non titulaires en faisant de la précarité la nouvelle norme durable de l’existence : oligarchie, finance, concurrence et austérité sont désormais le lot de l’ESR.

Il y a plus qu’un lien conjoncturel entre les institutions oligarchiques de la cinquième République et les effets dévastateurs de la finance, parce que c’est l’action de l’État lui-même qui par ses réformes néolibérales (au premier chef la LRU, « Lois relatives aux libertés et responsabilités des universités ») a soumis toujours davantage l’éducation et la recherche aux normes de la valorisation capitaliste définies à l’échelle européenne par la stratégie de Lisbonne de l’ « économie de la connaissance » et le processus de Bologne. Ces mutations ne sont pas pour autant propres à la France mais se sont produites à l’échelle mondiale : l’ESR est devenue partout dans le monde depuis la fin de la décennie 2000 un front central de lutte contre les politiques néolibérales et l’oligarchie qui les décide (qu’on songe, pour les plus récentes et parmi bien d’autres, aux luttes des étudiants britanniques, québécois ou chiliens). Non seulement ces étudiants résistent au modèle de la recherche privatisée et concurrentielle, mais ils entraînent le reste de la société à combattre dans son ensemble le modèle oligarchique et austéritaire que les Etats néolibéraux, en phase avec le capitalisme financiarisé, imposent.

Car les politiques et les modes de management mis en place dans l’ESR convergent vers ce qui est imposé dans les usines et les entreprises publiques et privées aux salariés, et dans tous les services publics de l’école, de la santé, mais aussi de la police, de la justice, des transports et de la poste. Et si les mobilisations internes au champ de l’ESR peuvent jouer un rôle essentiel pour freiner les mutations, ce n’est qu’une révolution citoyenne générale de larges franges du peuple qui pourra vraiment changer le cours des choses. Il faut se saisir d’un processus constituant pour refonder l’ensemble des institutions de la République et garantir un contrôle démocratique permettant d’imposer des politiques favorables à l’intérêt général du plus grand nombre.

Notre pays n’est pas condamné à une régression généralisée. Ses richesses humaines sont considérables. Nous n’en pouvons plus de voir notre activité méprisée au détriment d’une course au profit sans fin et d’un productivisme effréné qui épuise les hommes et l’écosystème. La sixième République que nous appelons de nos vœux redonnera à la recherche son rôle fondamental pour offrir une issue positive aux grands défis sociaux, écologiques, démocratiques qui sont devant nous. Elle mobilisera le peuple dans la définition et la réalisation de ces objectifs. Elle permettra à chacun de se réapproprier démocratiquement l’autonomie de la production du savoir dans la recherche et l’enseignement supérieur. Elle fera de la progression des connaissances et de l’évolution technologique l’affaire de toutes et tous au service de l’émancipation de l’humanité.

C’est pourquoi nous appelons en tant que jeunes chercheurs à la marche du 5 mai 2013 pour la VIème  république et la refondation démocratique citoyenne et sociale de toutes les institutions, contre l’oligarchie, la finance et l’austérité. Vive la sixième  République Sociale !

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Meeting à Marmande le 12 avril contre l’austérité et pour la VIè République !

Tract meeting Marmande

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Naissance du comité aquitain pour la 6ème République

imageLe choc des politiques d’austérité à répétition, les turpitudes de dirigeants qui s’exonèrent de la plus élémentaire morale républicaine, soulèvent aujourd’hui un mécontentement massif.

Les institutions de la cinquième République ne permettent plus l’expression démocratique de la volonté populaire.

Dés aujourd’hui, je propose de lancer un Comité Aquitain pour une 6ème République et de relayer une campagne de masse pour que nous puissions arracher ce que l’oligarchie soudée refuse d’admettre : Le Peuple veut le changement !

Le 5 mai, le peuple doit s’emparer de l’ensemble de ces sujets, le 5 mai le peuple doit reconstruire le contrat social qui fonde notre République.

Nous appelons à créer une majorité alternative avec les écologistes et les socialistes de gauche sans attendre 2017, cette majorité a pour vocation de répondre de suite à l’attente populaire !

Le 5 mai nous devons reconquérir notre dignité et notre souveraineté.

C’est aux citoyens de prendre en main dès aujourd’hui leur destin.

Nous venons de créer un site web où vous pouvez signer et faire signer le plus largement le texte ci-dessus

(http://www.comite6emerepublique.fr/) et où nous relaierons chacune des actions et des mobilisations en Aquitaine.

 

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Marche du 5 mai – Communique du Front de Gauche

MarchePourLaVIeRepubliqueL’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l’Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance.

L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique.

Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l’image de sa campagne « pour une alternative à l’austérité ». Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l’immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale.

La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d’un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.

Face à l’accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l’austérité, à une grande marche citoyenne pour la 6èmeRépublique le 5 mai à Paris.

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Meeting le 9 avril – Devons-nous payer leur dette ?

Je me joins au comité 33 de l’Appel des appels pour vous informer du débat organisé par le collectif CAC 33 (collectif pour un audit citoyen de la dette) ce mardi 9 avril à l’Athénée municipal de Bordeaux (19h-23h00).

Au nom de la « crise » et de  la « dette », voire la « crise de la dette », il faudrait accepter les reculs sociaux, l’austérité avec la réduction des Services Publics alors que les dividendes versés aux actionnaires et les salaires aux grands patrons augmentent régulièrement.

.      Savez-vous que les niches fiscales vont faire perdre légalement à l’État 70,8 milliards d’euros, que l’évasion fiscale lui fait perdre 60 milliards d’euros par an (rapport du Sénat)?

.      Savez-vous que depuis les années 70, le taux d’imposition maximum des revenus est passé de 65% à 41% sous Sarkozy ?

.      Savez-vous que, n’ayant plus le droit d’emprunter aux banques centrales à taux réduit, l’État a dû pour compenser ce déficit de recette, emprunter aux banques privées et aux fonds de pension à des taux déraisonnables ?

.      Savez-vous que pour financer leurs projets, les collectivités locales peinent à trouver prêteur, et sont amenées à contracter des partenariats avec des entreprises privées plus voraces encore que les banques?

N’est-ce pas là l’origine de la « dette publique » ?

Le « Collectif pour un Audit-Citoyen (CAC) de la dette » demande qu’un débat public soit instauré pour déterminer la légitimité de cette dette, et donc la légitimité de la rembourser.

Pour cela il popularise les projets et actions alternatifs à la politique de soumission aux diktats des institutions financières européennes et mondiales.

 

Collectif Girondin pour un Audit Citoyen de la dette publique, ATTAC, CGT Gironde, FSU 33, UNEF, AC Gironde Fondation Copernic, Appel des appels, LDH, M’PEP, La Clé des Ondes, CGT Finances, Solidaires Finances, SUD Santé-sociaux, SUD PTT, SUD Etudiant, Front de Gauche (PCF, PG, Gauche Unitaire, FASE, C&A), NPA, JC33, EELV

 

Affiche MEETING MICHEL HUSSON 9avr2013

 

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